Si tu connais des difficultés à contrôler ta glycémie ou si tu en as vraiment marre de ton diabète, ne reste pas à ruminer tes idées noires dans ton coin. Parles-en. Avec tes parents, tes amis ou ton équipe soignante, comme tu préfères, mais parles-en.
En famille
Ce n’est pas parce que ta famille est au courant de ton diabète que la communication est forcément facile, en particulier pendant l’adolescence. Tu peux avoir du mal à leur parler de tes craintes, des questions que tu te poses sur ton avenir, ainsi que des difficultés que tu rencontres pour le contrôle de ta glycémie ou pour intégrer ton traitement du diabète dans ta vie quotidienne.
En règle générale, souviens-toi que tes parents seront plus compréhensifs et souples s’ils sont convaincus que tu fais preuve de maturité face au contrôle de ton diabète. S’ils voient que tu fais de ton mieux, ils ne t’en voudront pas si ta glycémie s'échappe de temps en temps : ils savent que l’adolescence rend son contrôle plus compliqué. N’hésite pas à leur parler. Tu préférerais sûrement être totalement indépendant, mais leur soutien t’est encore nécessaire.
Au collège ou au lycée
Dans le cadre scolaire, les seules personnes que tu dois mettre au courant sont ton professeur d’EPS, l’infirmière de l’établissement et, éventuellement, ton professeur principal. Rencontre-les avec tes parents. N’hésite pas à leur faire un petit cours sur le diabète, ils ont souvent des idées assez fausses ou exagérées sur ta maladie.
Selon ton âge et ton autonomie, un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) pourra être défini entre ton médecin et ton établissement. Il est particulièrement utile pour gérer les situations d’urgence, afin que les enseignants, l’infirmière et le reste du personnel de l’établissement sache quelle attitude adopter si tu fais une hypoglycémie sévère ou une hyper.
Il est également important d’en parler avec quelques amis proches. Si tu as un problème, ils sauront quoi faire ou qui prévenir. Tu n’es pas obligé de le dire à toute ta classe. C’est à toi de décider en fonction de ta personnalité. Et souviens-toi qu’il y a autour de toi des personnes qui ont aussi des choses dont elles ne souhaitent pas parler…
Avec ton équipe soignante
À ton médecin, ton pédiatre, ton infirmière d’éducation, ton psy, tu peux TOUT dire. Si tu préfères, tu peux les voir en dehors de la présence de tes parents. Parfois, c’est plus facile. Mais parles-en avec tes parents après, pour les rassurer.
L’équipe soignante qui te suit à l’habitude de travailler avec de jeunes patients. N’hésite pas à leur parler de tes soucis ou de tes difficultés, ils ont de l’expérience et ils pourront te donner des idées pour rendre ta vie plus facile, en te faisant bénéficier de l’expérience de tous les jeunes patients qu’ils ont accompagnés. Ils ne sont pas là pour te juger mais pour t’aider à vivre mieux.
Avec tes collègues de travail
Si tu as l’âge de faire des petits boulots pour payer tes vacances ou tes études, ou si tu travailles déjà pour gagner ta vie, tu te poses peut-être la question « Dois-je le dire à mon employeur ou mes collègues ? ». Tu n’as aucune obligation d’en parler. Par contre, soit sûr de choisir un travail où une éventuelle hypoglycémie ne te mettra pas en danger. Par exemple, évite les jobs sur les chantiers ou ceux qui exposent à une chute ou un accident si tu perds connaissance.