L'équilibre alimentaire

A la recherche de l'équilibre

 

À la recherche de l'équilibre alimentaire

On le sait aujourd’hui, l’alimentation représente le premier facteur de risque de perte d’années de vie en bonne santé, devant le tabac et l’alcool. De nombreuses études scientifiques récentes ont également montré qu’un certain équilibre alimentaire permettait de prévenir les maladies qui touchent au métabolisme général (diabète mais aussi troubles cardio-vasculaires et accidents vasculaires cérébraux).

 

Équilibre alimentaire et diabète

Les personnes vivant avec un diabète (de type 1 et 2) pourraient servir d’exemple au plus grand nombre d’entre nous pour mieux comprendre comment chercher un meilleur équilibre alimentaire dans notre quotidien. En effet cet équilibre reste une notion bien connue des diabétiques (de type 1 ou 2) puisque quotidiennement, ils cherchent à équilibrer leur glycémie (taux de glucose dans le sang) et ainsi améliorer leur qualité de vie.

Diabétique ou non, l’équilibre alimentaire et glycémique réduit les fringales, augmente l’énergie, améliore le sommeil, stabilise le poids, renforce le système immunitaire, rééquilibre le système hormonal. Une meilleure relation à son alimentation peut devenir un objectif commun pour une santé durable pour tous. Si le diabète de type 1 et le diabète de type 2 ont les mêmes symptômes, leurs causes sont différentes.

Le diabète de type 1 se caractérise par un dérèglement du pancréas et une incapacité à fabriquer de l’insuline, il survient généralement chez des personnes jeunes qui doivent alors se traiter par des injections d’insuline. Le diabète de type 2 survient lorsque l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline ou qu’il n’en fabrique pas suffisamment. Il apparaît généralement après 40 ans.

On ne peut pas empêcher ou prévenir un diabète de type 1, on peut limiter l’apparition d’un diabète de type 2. Et même si le surpoids ou l’obésité que l’on rencontre chez la plupart des personnes diabétiques de types 2 requiert une prise en charge nutritionnelle basée sur une approche bio-psycho-sensorielle (redécouvrir ses sensations alimentaires de faim et rassasiement, prendre en considération ses envies de manger émotionnelles…), apprendre à gérer son équilibre alimentaire et sa façon de manger en restant à l’écoute de son corps et de ses émotions, est valable pour tous.

Très souvent, le terme « diabète » fait émerger différentes croyances alimentaires : « sans sucre », « sans gras », « sans sel », …, à l’origine de restrictions alimentaires inutiles. Au-delà de cela, la notion d’Index Glycémique (IG) semble plus pertinente et bénéfique par rapport à la santé. L’index glycémique d’un aliment se mesure par sa capacité à augmenter le taux de glucose dans notre sang.

Concrètement il conviendrait de consommer davantage de produits bruts ou peu transformés, frais et de saison, au détriment de la profusion d’aliments glucidiques transformés et raffinés, fortement insulino-sécréteurs. Un déséquilibre alimentaire est souvent à l’origine d’un déséquilibre glycémique. Cependant, tout reste question d’équilibre et de diversification des aliments. En effet une alimentation dite équilibrée se doit d’être variée, de couvrir les besoins nutritionnels d’une personne et de tenir compte de différents déterminants (physiologiques, émotionnels, sociaux, culturels…).

 

L’œil de l’expert

Pour Émilie André-Bourcelot, nutritionniste-diététicienne au Centre Hospitalier Universitaire de Besançon :

« Ce que nous mettons dans nos assiettes n’est pas que le fruit d’un calcul théorique entre nos besoins nutritionnels et la mise en place de nos connaissances sur l’alimentation variée et équilibrée. La composition de nos assiettes est une alchimie complexe entre plaisir, envies, faim, habitudes familiales, sociales et culturelles…Il s’agit de redécouvrir le vrai goût des aliments en mangeant attentivement, d’être à l’écoute de notre faim, notre satiété, nos différentes appétences, sensations et émotions qui traduisent nos besoins afin de nous permettre de consommer les justes quantités des justes aliments. La privation n’est pas la solution pour manger mieux ou pour les personnes vivant avec un diabète, de le contrôler. Au contraire, elle mène souvent à l’excès, en plus d’induire de la frustration et de la culpabilité ».

Aussi, on peut atteindre un certain équilibre alimentaire et glycémique et apprendre à « mieux manger » en :     

  • privilégiant la variété alimentaire,
  • limitant les aliments et les boissons ultra-transformés,
  • apprenant à (re)trouver une relation plus sereine avec l’alimentation en faisant diminuer l’anxiété et les préoccupations concernant le contenu nutritionnel de certains aliments,
  • retrouvant le plaisir de cuisiner.

 

Réf

1. Actualités pharmaceutiques (Elsevier) – Alimentation et diabète (janvier 2021)
2. Revue de Médecine générale et de Famille ( N°5 mars 2018) - Glucides et diabète où en sommes-nous ? - E.André-Bourcelot – CHRU Besançon
3. British Medical Journal - Ultra-processed food intake and risk of cardiovascular disease: a prospective cohort study (NutriNet-Santé) (mai 2019)
http://dx.doi.org/10.1136/bmj.l1451
4. Low-glycemic index diets as an intervention for diabetes: a systematic review and meta-analysis. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31374573/
5. Regard nouveau sur les glucides en diabétologie – www.sfdiabete.org/sites/www.sfdiabete.org/files/files/ressources/rapport_gtg_glucides_sfd.pdf
5. Revue SOINS (mai 2016) et Abstracts SFD Paramédicale 2016 DT2, Diabète et Nutrition : un changement de paradigme
6.
https://www.mangerbouger.fr/Manger-mieux/Que-veut-dire-bien-manger
7. Revue Sciences Direct (Elsevier) - Pour une approche tridimentionnelle de l’éducation à l’alimentation (avril 2020)
8.
https://www.fedecardio.org/sites/default/files/Juill-2019-Alimentation-Web.pdf
9.
https://www.nature.com/articles/s42255-021-00383-x

Images utilisées à des fins d'illustration. Il ne s'agit pas de vrais patients. 
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